La pratique du second degré est vivement recommandée…

La bague au doigt

18 octobre 2009

Matériaux de base : roulements de skate-board évidés, jouet pour enfant, pâte à modeler qui sèche à l’air, vernis à ongles, vernis acrylic mat, super glue.

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Au théâtre ce soir 3

20 septembre 2009

Le livre d’or de Jan, écrit et mis en scène par Hubert Colas

Créé  à Turin puis à Avignon en juin et juillet 2009.

En vrac, du sable, des gens, des psychodrames, de la mozarella, des casques de moto, un clown, 2 lapins, San Carlo Dal Torino,  velours bleu cigarette, et mille autres choses encore… Et puis surtout un texte brillant, qui soulève des questions qui m’intéressent, et un travail passionnant…

Le Livre d'or de Jan
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Ces yeux sont ceux d’Edith Mériau, une comédienne absolument merveilleuse !

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Lui c’est Oh Tiger Mountain, et il a crée la musique du spectacle. Beaucoup en sont tombé amoureux après l’avoir vu chanter …

http://www.myspace.com/ohtigermountain

Mise en scène, scénographie et dispositif ,Hubert Colas ; assistanat à la mise en scène, Sophie Nardone ; assistanat à la scénographieNicolas MarieVidéo, , Patrick Laffont ; Musique,Mathieu Poulain – Oh ! Tiger MountainLumière , Encaustic/Pascale Bongiovanni, Hubert Colas ; Costumes, Gwendoline Bouget.

Avec
Elie Hay, Elina Löwensohn, Édith Mérieau, Isabelle Mouchard, Mathieu Poulain, Thierry Raynaud, Frédéric Schulz-Richard, Thomas Scimeca, Xavier Tavera

Texte à paraître aux éditions Actes Sud-Papiers

Mon atelier

6 septembre 2009

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Une cage thoracique et quelques grammes de dentelle

18 août 2009

Ue broderie sur un gilet dont j’avais déjà changé les boutons. À la machine à coudre.cage thoracique de trois quart

cage thoracique + près

Et un bracelet de dentelle amidonné, qui sera demain offert à la jolie Amandine.

bracelet de dentelle

Sur la photo c’est ma main, et la bague est un cadeau de mon amoureux. Pour moi c’est la bague la plus précieuse du monde. Avant d’être une bague c’était un roulement, ce truc placé dans les roues d’un skate board qui leur permet de bien tourner.

Le vendredi c’est poésie

17 juillet 2009

Adolescente, je lisais énormément de poésie, j’en connaissais plus d’une centaine par coeur.

Les 3 qui suivent sont parmi mes préférées.

Tristesse, Alfred de Musset

J’ai perdu ma force et ma vie,
Et mes amis et ma gaieté;
J’ai perdu jusqu’à la fierté
Qui faisait croire à mon génie.

Quand j’ai connu la Vérité,
J’ai cru que c’était une amie ;
Quand je l’ai comprise et sentie,
J’en étais déjà dégoûté.


Et pourtant elle est éternelle,
Et ceux qui se sont passés d’elle
Ici-bas ont tout ignoré.

Dieu parle, il faut qu’on lui réponde.
Le seul bien qui me reste au monde
Est d’avoir quelquefois pleuré.

 

Le vin de l’assassin, Charles Baudelaire

Ma femme est morte, je suis libre !
Je puis donc boire tout mon soûl.
Lorsque je rentrais sans un sou,
Ses cris me déchiraient la fibre.

Autant qu’un roi je suis heureux ;
L’air est pur, le ciel admirable…
Nous avions un été semblable
Lorsque j’en devins amoureux !

L’horrible soif qui me déchire
Aurait besoin pour s’assouvir
D’autant de vin qu’en peut tenir
Son tombeau ; – ce n’est pas peu dire :

Je l’ai jetée au fond d’un puits,
Et j’ai même poussé sur elle
Tous les pavés de la margelle.
- Je l’oublierai si je le puis !

Au nom des serments de tendresse,
Dont rien ne peut nous délier,
Et pour nous réconcilier
Comme au beau temps de notre ivresse,

J’implorai d’elle un rendez-vous,
Le soir, sur une route obscure.
Elle y vint ! – folle créature !
Nous sommes tous plus ou moins fous !

Elle était encore jolie,
Quoique bien fatiguée ! et moi,
Je l’aimais trop ! voilà pourquoi
Je lui dis : Sors de cette vie !

Nul ne peut me comprendre. Un seul
Parmi ces ivrognes stupides
Songea-t-il dans ses nuits morbides
A faire du vin un linceul ?

Cette crapule invulnérable
Comme les machines de fer
Jamais, ni l’été ni l’hiver,
N’a connu l’amour véritable,

Avec ses noirs enchantements
Son cortège infernal d’alarmes,
Ses fioles de poison, ses larmes,
Ses bruits de chaîne et d’ossements !

- Me voilà libre et solitaire !
Je serai ce soir ivre mort ;
Alors, sans peur et sans remord,
Je me coucherai sur la terre,

Et je dormirai comme un chien !
Le chariot aux lourdes roues
Chargé de pierres et de boues,
Le wagon enragé peut bien

Ecraser ma tête coupable
Ou me couper par le milieu,
Je m’en moque comme de Dieu,
Du Diable ou de la Sainte Table !

 

Un pauvre honteux, Xavier Forneret

Il l’a tirée
De sa poche percée,
L’a mise sous ses yeux ;
Et l’a bien regardée
En disant :  » Malheureux !  »

Il l’a soufflée
De sa bouche humectée ;
Il avait presque peur
D’une horrible pensée
Qui vint le prendre au coeur.

Il l’a mouillée
D’une larme gelée
Qui fondit par hasard ;
Sa chambre était trouée
Encor plus qu’un bazar.

Il l’a frottée
Ne l’a pas réchauffée
A peine il la sentait ;
Car, par le froid pincée,
Elle se retirait.

Il l’a pesée
Comme on pèse une idée,
En l’appuyant sur l’air.
Puis il l’a mesurée
Avec du fil de fer.

Il l’a touchée
De sa lèvre ridée. -
D’un frénétique effroi
Elle s’est écriée :
Adieu, embrasse-moi !

Il l’a baisée,
Et après l’a croisée
Sur l’horloge du corps,
Qui rendait, mal montée,
De mats et lourds accords.

Il l’a palpée
D’une main décidée
A la faire mourir. -
- Oui, c’est une bouchée
Dont on peut se nourrir.

Il l’a pliée,
Il l’a cassée,
Il l’a placée,
Il l’a coupée ;
Il l’a lavée,
Il l’a portée,
Il l’a grillée,
Il l’a mangée.

Quand il n’était pas grand on lui avait dit : Si tu as faim, mange une de tes mains.